Un tramway nommé désir

by SF

Une adaptation extravagante de la célèbre pièce de Tennessee Williams. Crédits photo : Pacome POIRIER/Wikispectacle/Pacome POIRIER/Wikispectacle

À propos de la critique, le metteur en scène Lee Breuer cite Blanche DuBois dans la pièce de Tennessee Williams (qui entre au répertoire du Français) : « Peu importe qui vous êtes, j’ai toujours compté sur la bonté des inconnus. » Il en faut beaucoup pour admirer son extravagante adaptation d’Un tramway nommé Désir. L’Américain semble avoir voulu illustrer chaque mot de la traduction de Jean-Michel Déprats. Il exploite toute la machinerie du plateau, s’appuie sur des petites mains toutes vêtues de noir, comme dans le théâtre kabuki, pour apporter les accessoires aux acteurs et changer de décors (des estampes japonaises). Il dirige aussi des musiciens et des chanteurs. En tentant de créer une atmosphère, il alourdit le propos et distrait l’attention. Reste à se concentrer sur le texte et les comédiens : Anne Kessler (hésitante ce soir-là, mais touchante), Françoise Gillard (enfantine Stella), Éric Ruf (étonnant Kowalski) ou Grégory Gadebois (attachant Mitch transformé en motard tatoué).

Un tramway nommé désir, Comédie-Française Salle Richelieu, place Colette (1er) Tél. : 0 825 10 16 80. Horaires : en alternance, soirées, 20 h 30, matinées, 14 h. Places : de 5 à 39 € . Durée : 3 h avec entracte jusqu’au 2 juin.

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